Oye Oye

Même si nous sommes revenus en France (avant de redécoller pour la Papouasie dès jeudi 2 mars), nous sommes heureux de pouvoir partager avec vous tous notre voyage en Patagonie et désolé d'avoir été aussi long.

Dans cette immensité féérique et envoutante, nous avons profité de nos derniers jours au Chili pour visiter le Parc National Torres del Paine. Alors profitez de ces photos avant celles de Papouasie....

A bientôt à tous, et on espère pouvoir partager avec vous quelques instants inoubliables avant de repartir !!!!

 

Et Dieu créa le Chili…

Ici, une légende raconte que quand Dieu créa la Terre , il inventa des déserts de sable ou de glace, des forêts, des montagnes, des plaines, des lacs, des mers, des îles, des volcans… qu’il répartit dans les différentes régions du globe. Quand il eût fini, il réalisa qu’il lui restait un peu de chacun de ces ingrédients. Alors il prit le tout dans ses mains, le mélangea, et le jeta dans un coin, créant ainsi le Chili, échantillon du monde entier.

Le Chili est un drôle de pays avec autant de merveilles naturelles que de curiosités culturelles. Nous les découvrons avec beaucoup de plaisir et d’impatience de les partager avec vous.

Aussi, c’est avec beaucoup d’émotion que nous vous annonçons enfin cet heureux événement : notre blog est né !

Alors, attachez vos ceintures, vous allez bientôt décoller. Voyagez avec nous à travers nos yeux, nos papilles, nos passions ou nos vices (!!!) et découvrez cette palette du monde qu’offre le Chili. Vibrez au rythme de nos aventures et envoyez nous vos impressions.

Prêts pour le grand voyage ? Choisissez votre destination selon vos envies : grands frissons, balades, gourmandises, anecdotes, tout y est… Il ne nous reste plus qu’à vous dire : 

Bienvenidos a Chile y buen viaje !

 

 

Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /Fév /2006 17:45

6 mois passés loin de chez soi ça parait être le bout du monde et, pourtant, passer 6 mois c'est si court pour tout découvrir!

On en aura vécu des moments difficiles: l'installation, l'adaptation a un rythme de vie quotidienne et festive différent, "l'efficacité" chilienne, la largeur et la longueur de l'Atlantique... On en aura suivi des événements de loin, en partageant votre joie, mais en y mêlant un peu d'envie et de nostalgie: les 20 ans des frères et soeurs, les soirées anthologiques de nos promos, les retrouvailles de nos différents petits mondes, les matchs de rugby ou de foot...

 

Mais en même temps, on en aura fait des rencontres par hasard au détour de nos vadrouilles et aventures imprévues, ou au quotidien, des rencontres toujours pleines de spontanéité et de générosité, à coeur ouvert et le coeur sur la main, des rencontres si enrichissantes. On en aura vu des paysages, des couleurs, des animaux qu’on n’avait parfois même pas osé imaginer : désert chaud ou de glace, volcans, lagunes, forêts impénétrables, pampa, condor, pingouins, chucao… On en aura parcouru des kilomètres pour satisfaire notre curiosité. On en aura goûté des spécialités, beaucoup à travers nos papilles affûtées, mais nos yeux et tous nos sens n’auront pas chômés…

 

Nous-même en regardant nos photos, on s’extasie encore sur ces merveilles presque irréelles. On a encore du mal à croire que nous avons bien vécu ce voyage à un autre bout du monde, et ce voyage au fon fond de nous même.

 

Et nous revoilà donc en France. Après une dernière interminable attente à l’aéroport, nous avons finalement réussi à franchir cette vitre qui jusqu’au bout nous a séparé de nos familles. Pierrot et moi, nous laissons de ce côté-là de la vitre le partenaire de notre trio bien soudé, de cette équipe qui rentre plus liée et plus complice. Nous laissons notre petit Simon dans les bras de sa douce, tandis que nous nous efforçons en un temps record de revoir le plus de nos petits mondes, sans pour autant y reprendre place pour l’instant. On se ressource, mais on ne se réhabitue surtout pas (plus facile à dire qu’à faire !) sinon, comment repartir ?

 

On tourne la page du Chili, mais on garde précieusement ce roman d’un bout de notre vie, les yeux et le cœur encore emplis de la poésie de ce magnifique pays. On laisse refroidir nos stylos quelques jours avant de réenfiler nos sac à dos pour vous faire découvrir cette fois tout à fait autre chose : la Papouasie Nouvelle Guinée ! On vous laisse donc vous balader encore sur ces terres du sud (on viendra sûrement aussi y faire quelques pèlerinages) avant de vous emmener autour de l’équateur. On espère pouvoir vous y faire partager la richesse de ses reliefs, et puis vous initier à la culture et aux coutumes des papous, sans devoir aller pour cela jusqu’à servir de plat d’accompagnement aux patates douces !…

 

Alors, bonne fin de voyage. La compagnie des Chtiliens espère que votre séjour aura été agréables, elle vous remercie de l’avoir choisie et vous invite à nouveau à son bord pour découvrir d’autres horizons : ceux de la Papouasie !!

Par Laure - Publié dans : Notre quotidien
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 15:31

19 décembre : Chili nous voilà !

Arrivée à Santiago avec une petite heure de retard due à des vents contraires au-dessus de l’Atlantique. Du coup, nous ratons notre correspondance pour Puerto Montt. Ça commence bien !... Dès notre descente d’avion, nous nous renseignons sur les vols suivants et nous inquiétons de nos bagages enregistrés directement jusqu’à notre destination finale au départ de Bruxelles. Et là, surprise ! Nous apprenons que nous sommes tenus de les récupérer à Santiago pour passer. Merci les vents ! Sans vous, ils seraient restés à Santiago… Vous imaginez la galère ?

A la douane, nous faisons connaissance avec le SAG (Servicio Agricola y Ganadero). Tous les bagages doivent être scannés. Ils sont stricts les Chiliens ! Pas question d’introduire des semences ou tout autre organisme vivant. Petit moment d’inquiétude… ouf ! Nos valises avec foie gras, chocolats et vins passent sans encombre. Stop ! Sac de Grégori suspect… « hay granos ». Qu’est-ce qu’il a bien pu y mettre encore ? Et puis alors qu’il essaie de l’ouvrir, tout s’éclaire ! Mais, bien sûr ! Ce sont les dragibus (pour les non initiés : petits bonbons ronds de toutes les couleurs dont raffolent Pierre et Simon). Tout le monde est content et nous pouvons enfin reprendre la route.

Arrivée à Puerto Montt. Récupération de la voiture et cap sur Puerto Varas sous un soleil radieux (qui a dit qu’il pleuvait tout le temps ?). Et là, grâce au jeu des sens uniques, nous faisons une visite assez poussée de la ville avant de trouver LA rue et Laure et Pierre montant la garde sur le trottoir. Super retrouvailles : la webcam s’est bien mais ça a ses limites…

A partir de ce moment, tout s’enchaîne à la vitesse grand V. Pas le temps de chômer, le timing est des plus serré. Nos GO sont formels ! En effet, ils nous ont préparé un programme d’enfer qui peut se résumer en … « Trois petits tours et puis s’en vont ». Nous nous répartissons entre les 2 voitures et c’est parti.

Premier petit tour le 20 décembre dans les environs : Puerto Montt, Salto de Petrohue, lac de Todos los Santos, réserve de Llanquihue (leur réserve) avec en fond d’écran les volcans Osorno et Calbuco.

Premier pique-nique : notre culture sandwichtique en prend un coup ! Fi de la mayonnaise belge et du beurre français, place à l’avocat bien mûr étalé sur le pain… C’est délicieux !

Première marche dans la nature : végétation luxuriante, forêt dense limite impénétrable… Moi qui suis fière des fuschias de mon jardin, je révise ma position : ici, ce sont de superbes arbustes sauvages de 2 à 3 m de haut.

Premier contact avec le ripio ou ripiado : piste, sorte de route empierrée. C’est une expérience intéressante que nous aurons le plaisir d’approfondir plus tard…

Deuxième petit tour du 21 au 27 décembre au nord de la Patagonie. La saison ne bat pas encore son plein et tous les moyens de transports ne sont pas encore opérationnels ce qui nous oblige à passer par l’Argentine pour rallier Chaiten. Les choses sérieuses commencent : sus à la carretera austral !

Passage de la frontière : un jeu de patience. Vous arrivez à une guitoune où vous devez annoncer le nombre de passagers dans le véhicule. On vous donne alors un papier qu’il ne faut surtout pas perdre on vous le demandera plus loin. Un peu plus loin, poste chilien : tout le monde descend sans oublier les passeports, les papiers de la voitures etc… Cherchez le premier guichet (police, immigration). Le conducteur, accompagné de ses passagers, présente le fameux papier de la guitoune et les passeports. Ceux-ci sont méticuleusement vérifiés puis tamponnés, le papier aussi. C’est fini pour les passagers. Le conducteur, lui, cherche le 2ème guichet (douane) où les documents du véhicule sont épluchés. Nouveau tampon sur le papier. Vous pouvez passer côté argentin. Mais attention, suivant le poste frontière, vous pouvez avoir quelques mètres ou quelques dizaines de km à faire. Et là, c’est reparti pour un tour : la guitoune, la police, la douane. Sauf que les Argentins semblent plus lents et plus tatillons que les Chiliens. Même chanson lorsque vous passez la frontière dans l’autre sens avec un petit plus : rentrant au Chili, vous avez de nouveau à faire au SAG. Aussi, il vaut mieux pour vous avoir englouti les fruits que vous aviez achetés pour vous rafraîchir pendant le voyage…

Côté argentin : nous entrons par Villa la Angostura et cap sur Bariloche. Nous découvrons une « mauvaise herbe » qui forme une haie d’honneur de chaque côté de la route, les lupins. Il y en a de toutes les couleurs, parfois mélangés à des genêts. C’est magnifique !

Ne reculant devant rien, les GO nous organisent une visite impromptue d’un commissariat argentin, commissariat pilote où est testée l’efficacité de l’ordinateur face à une machine à écrire modèle secrétaire année 60 (le test effectué devant nous n’est pas des plus concluants. Je pencherais même pour un léger avantage à la machine à écrire mais, peut-être, est-ce lié à la manipulatrice et, pas de pot, nous étions tombés sur celle de l’ordi…). Je vous entends d’ici : « Mais qu’ont-ils encore fait ? » Et bien, nous, rien ! C’est un minibus qui a frôlé d’un peu trop près l’aile de notre voiture bien sagement garée le long d’un trottoir et tout ça sous notre nez…Résultat des courses, une demi-journée de perdue. Donc c’est décidé on shunte Chaiten et on récupère une journée. Bien joué non ?

Premier aperçu de ce que peut être la pampa argentine : vaste étendue plate à perte de vue avec au loin, très très loin, la cordillère, des routes droites qui n’en finissent pas, et une densité de population frisant…zéro (à moins de compter les moutons !).

Afin de se mettre doucement dans l’ambiance, nous retrouvons le ripio quelques km avant de passer au Chili. La sécheresse sévissant depuis quelques jours, je vous laisse imaginer le nuage de poussière soulevé sur notre passage. Technique quand on se suit à 2 voitures : ne pas se suivre… Laisser la première s’éloigner suffisamment pour récupérer une vue dégagée et pouvoir respirer à pleins poumons.

Et on repasse côté chilien pour rejoindre la carretera austral, projet lancé en 1976 qui relie Puerto Montt à Cochrane (880 km dont seulement 171 sont goudronnés). Ripio, nous voici !

Changement total de paysage : la végétation est beaucoup plus dense que côté argentin, nous nous retrouvons au milieu des montagnes. La route est plus étroite et par endroit beaucoup plus accidentée, excellent terrain d’entraînement pour les pilotes de rallyes. Nous passons de la piste la plus régulière à la tôle ondulée sans oublier le tapis de gravier plus ou moins gros, très traître en cas de freinage sec, ou le champ de mines (nids de poules, gros cailloux etc…). Les bruits sous la caisse sont des plus inquiétants… Par chance nous n’aurons aucune crevaison à déplorer par contre nous constatons en fin de circuit que les amortisseurs semblent un peu plus fatigués et les pots d’échappements un peu plus bruyants.

A nous les paysages de rêve ! Difficile de les répertorier tous. Nous en prenons plein les yeux à chaque détour de chemin… Mais voici les plus marquants :

- Le ventisquero Colgante : glacier suspendu au-dessus d’une vallée. Une petite balade de 1h30 au milieu d’une forêt luxuriante vous amène face au glacier et, avec un peu de chance, vous pourrez voir un morceau de glace dégringoler dans le torrent quelques mètres plus bas. Les couleurs de la glace sous le soleil sont incroyables : les nuances bleutées varient à l’infini…

- Les différents lacs aux eaux émeraude d’une limpidité inouïe

- Le cerro Castillo : sommet de la cordillère aux allures de château fort. Dans les environs nous pourrons admirer des peintures rupestres, las Manos de Cerro Castillo.

- Une forêt d’arbres morts, suite à l’explosion du volcan Hudson en 1991, dressant leurs troncs blanchis par les intempéries. Sentiment étrange d’un décor irréel. Nous ramènerons en souvenir une tonne de cendre entrée par le moindre petit interstice dans nos voitures.

- La capilla de marmol (chapelle de marbre) sur le lac General Carrera (2ème plus grand lac d’Amérique Latine) : une pure merveille. Balade en bateau pour découvrir les falaises de marbre sculptées par les eaux du lac dans lequel elles se reflètent.

- Un glacier sur le côté ouest de la laguna San Rafael se jetant dans le lac Leones. Pour y accéder, nous devons affronter quelques heures de chevauchée (3 ou 4 à l’aller et au retour…) et, pour corser le tout, certains que je ne nommerai pas sont de purs novices. Après quoi, nous attaquons la traversée du lac, environ 12 km, sur un petit zodiac pour arriver au pied de 3 glaciers au milieu d’icebergs. C’est grandiose ! Je ne m’étends pas plus, cette journée à elle seule mérite un article spécial…

On repasse en Argentine en longeant le lac General Carrera qui, par un tour de passe-passe, devient le lac Buenos Aires de l’autre côté de la frontière. Notre vision de la pampa s’affine. Le sentiment d’infini est ici beaucoup plus fort. La piste fait au moins 10 m de large. Rien en vue à des km à la ronde. Parfois des clôtures laissent supposer que nous longeons une propriété mais sans plus. Les nandous qui se prélassent le long de la route déguerpissent devant notre voiture. Nous croisons aussi parfois un tatou ou des guanacos (sorte de lamas). Puis retour au Chili et une nuit de repos avant d’attaquer le …

Troisième petit tour les 28 et 29 décembre sur l’île de Chiloe. On ne connaît vraiment Chiloe que lorsqu’on l’a vue sous la pluie… Alors, il nous faudra revenir. Nous avons malgré tout apprécié ses paysages vallonnés, ses maisons très colorées et ses églises entièrement construites en bois (même les clous !). Guidés par des pêcheurs, nous rendons aussi visite aux pingouins sur les îlots de Puñihuil qui, fait exceptionnel, en regroupent deux espèces : les pingouins magellans et ceux de Humboldt. La balade est vraiment très intéressante.

Retour à Puerto Varas où nos deux derniers jours sont consacrés aux inévitables achats de souvenirs… et au bouclage des valises. Et là, ce n’est pas une mince affaire : nos GO nous inondant de choses à ramener pour alléger les leurs. Heureusement ils n’ont pas hésité à s’asseoir dessus pour que nous puissions les boucler.

Super réveillon de la Saint Sylvestre au « Barometro », restaurant situé à côte de leur cabaña, tenu par un Français. Menu gastronomique excellent. Seul bémol, le DJ n’est pas très au point et son répertoire n’invite pas à danser. Qu’à cela ne tienne ! Nous nous replions sur la cabaña pour nous offrir quelques pas de danse dans le salon.

1er janvier, 8h30 c’est déjà fini. L’heure du retour a sonné !

Laure, Pierre et Simon,

merci pour ce merveilleux voyage

Note de la rédaction : Les photos arrivent. Mais nous vous demandons un peu de patience. On a été soudainement mis à la porte de notre cabaña par la proprio. Celle-ci a bien essayé de nous faire croire à toute sa compassion pour nos difficultés de logement et de budget, et à toute sa reconnaissance de lui avoir assuré un revenu pendant toute la saison creuse. Serait-elle mauvaise actrice ? En tout cas difficile de dissimuler son sens impitoyable des affaires et son plan diabolique de nous faire patienter jusqu’à 3jours avant la fin de notre bail pour nous annoncer que les prix seraient dorénavant multipliés par 5, et nous voir au pied du mur, contraints d’accepter cette fatalité. Ah, Carmen Bittner... depuis le début, on se disait qu’avec un nom comme celui-là, elle devait avoir de drôles d’ancêtres immigrés dans les années 40, qui saliraient la bonté de son sang chilien... Argh, ma z’est pas grafeu, on a été plus futés qu’elleu, nous les pitits fransoyzish ! On n’est pas à la rue, et cette nouvelle nous a offert la jubilation de voir le visage de notre Carmen se décomposer. M’enfin, avec tout ca, nous n’avons plus internet le soir, et surtout, nous n’avons plus que des antiquités d’ordinateurs qui rament trois heures pour enregistrer trois phrases sur word. Alors internet ou charger des photos... Mais ça prendra le temps qu’il faudra, vous les aurez vos photos !

Par Jackye, et surtout pas Jockey - Publié dans : Nos voyages
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Vendredi 13 janvier 2006 5 13 /01 /Jan /2006 19:05

La plus longue et droite de toutes les autoroutes vient de tout au nord du Chili, passe par Santiago et se termine à Puerto Montt. Au Chili c'est la ruta 5, c'est aussi la panaméricaine qui vient de l'hémisphère boréal. Puis, plus au sud, la seule grande route (qu’il serait plus juste d’appeler piste), celle qui relie les différentes villes du sud du Chili et qui va se perdre dans les fins fonds de la patagonie, s'appelle Carretera Austral, mais l'océan a envahi la plaine centrale, et les îles, les fjords, le relief et la forêt n'ont pas permis de tracer la route en continu. Tant mieux, car nous n'aurions certainement pas eu les mêmes plaisirs et le même dépaysement lors de notre voyage de Noël.

Quant à l'autoroute, empruntée jusqu'à Osorno, la première impression est tellement agréable qu'on voudrait que le même modèle soit appliqué en France. Je me sers du blog pour le décrire, car on ne sait jamais, peut-être parmi les lecteurs se trouveront des responsables inspirés de nos autoroutes à péage…

Le principe est si simple qu'aucun technocrate ne pouvait le proposer : entrée rapide (pas de ticket), tarif unique en sortie (400 pesos, 0,65€).

C'est un petit peu plus compliqué et moins idyllique en réalité : il y a aussi des péages intermédiaires sur certains tronçons plus longs. Mais ... certaines sorties sont gratuites !

Par Bernard, Don Papa - Publié dans : Le Chili de A à Z
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Mercredi 21 décembre 2005 3 21 /12 /Déc /2005 05:22

Salut tout le monde,

 

Ici, de l'autre côté de l'équateur et de l'Atlantique, en plus de l'eau qui tourne en sens inverse dans l'évier, de la lune qui n'en fait qu'à sa tête, nous sommes en plein été !!!

Les lamas ont détrôné les célèbres rennes, la neige a fondu laissant place au sable chaud, la dinde aux marrons et la bûche ont laissé place aux fruits de mer, aux fraises et au melon, le père Noël a troqué son gros manteau pour un marcel et un short de bain… mais tout ça ne nous empêchera pas de fêter Noël comme il se doit, en pensant fort à vous !!!

 

 

 

Nos cadeaux nous viennent directement de Bruxelles, en chair et en os, pour notre plus grand plaisir : la famille Miaillier débarque au grand complet et nous allons tous en profiter pour aller faire un tour plein Sud à la découverte de la Carretera Austral. Nous prenons donc des vacances bien méritées pendant 10 jours. Il faudra vous passer de nous durant ce petit laps de temps mais compter sur nous pour revenir en pleine forme avec pleins d'articles et de photos à vous faire découvrir et à partager.

Du coup avec un peu d'avance et beaucoup de pensées pour vous tous, on vous souhaite tous les trois de joyeuses fêtes de Noël et un bon passage à la nouvelle année, celle de nos retrouvailles!!!

 

Profitez en tous bien, avec modération comme toujours…

 

Gros bisous à tous et hasta pronto.

 

Les Chtiliens

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Laure, Pierrot et Simon - Publié dans : Notre quotidien
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Lundi 19 décembre 2005 1 19 /12 /Déc /2005 18:22
Mardi 29 novembre. Au programme, le transect n°12 au bord du lac. Laure nous accompagne aujourd'hui afin de réaliser la partie "terrain" de son étude d'impact de la centrale hydroélectrique.
On arrive en retard chez Ivan, notre guadaparque adoré (cf le premier article) qui nous annonce qu'à cause de cela, la barque est déjà partie! La journée semble tomber à l'eau (quel mauvais jeu de mots). On décide quand même d'aller voir au bord du lac. La barque est bien partie…Ivan se met à réfléchir et trouve une barque à prêter, il ne reste plus qu'à y ajouter le moteur de la CONAF (et ouais, la CONAF à juste le moteur, pratique pour naviguer!). Simon et Ivan mettent leurs muscles à contribution pour préparer le navire. Après quelques minutes d'angoisse durant lesquelles le moteur se montre capricieux, le bateau est près à naviguer. Pépé nous explique que dans ces lacs du Sud du Chili, l'espérance de vie une fois dans l'eau est de 5 minutes, rassurant… La navigation est agréable. C'est superbe de pouvoir découvrir notre réserve depuis ce point de vue. Après avoir débarqués une première fois du mauvais côté de la rivière, nous cherchons un moyen d'accoster le plus près possible de notre transect. Il faut dire que la montée du niveau de lac (de 10 mètres en quelques jours, merci la centrale!!!) a transformé les peuplements des berges en une véritable mangrove. Nous trouvons une petite ouverture dans laquelle nous nous engouffrons. Mais notre bateau se retrouve coincé à quelques mètres du but entre un tronc mort et un arbre… Simon entame à la machette le tronc pendant que nous cherchons avec Ivan le moyen de nous sortir de là. Rien à faire le bateau n'avance pas. Il faut alléger le bateau…Ivan muni de bottes va tranquillement dans l'eau, Simon prend le temps d'enlever chaussettes et chaussures et de remonter le pantalon, tandis que je saute avec joie hors du bateau, sentant l'eau glacée envahir mes petites chaussures. Malgré nos nombreux efforts, le bateau n'avance pas. Nous décidons au bout du compte d'accéder à pied à la berge en faisant des allers retours pour transporter au sec tout le matos…et la petite Laure.
Après cette péripétie humide, notre journée de terrain se déroule comme prévue malgré l'omniprésence de l'ampe (une fougère géante atteignant 4 mètres de haut!!!). Sur le retour, je m'aperçois que j'ai du faire une bonne partie de la journée en compagnie de deux amies sangsues. Il est toujours dur de tuer des sœurs de sang… Il a fallu ensuite faire les mêmes manœuvres pour quitter le lieu où avait échouer le bateau  sauf que le lac était beaucoup moins calme et beaucoup plus dangereux.
Le moteur redémarre difficilement avant…de s'arrêter quelques dizaines de mètres plus loin. Il faut vite sortir les rames car les vagues nous ramènent très rapidement vers les arbres! Simon s'en charge à merveille luttant comme il peut contre la houle. On est de plus en plus inquiet car le moteur ne cesse de s'arrêter (on a quand même plus d'une demi heure de navigation à faire et c'est pas que je doute des petits bras de Simon, mais je souhaite être rentré avant le lendemain matin). Après 15-20 minutes à espérer que le moteur daigne se mettre en route, celui-ci cesse brusquement son caprice et nous amène à bon port. On rentre chez Ivan chez qui on doit passer la nuit, histoire d'être plus vite sur le terrain le lendemain et à l'heure cette fois-ci. On lui apprend, tout étonné, que Pépé devait le prévenir qu'on mangeait chez lui et que l"on amenait le vin pour le repas. Pépé a oublié et Ivan se retrouve obliger à chercher un repas pour nous quatre. Tout en sirotant tranquillement la bonne bouteille de rouge, une douce odeur remplit la pièce éveillant nos papilles. Ivan nous a cuisiné du poisson natif (ça existe encore malgré toutes les piscicultures!) suivi d'une bonne petite cazuela. Le ventre bien plein, et bien fatigués par la journée, il a pas fallu nous bercer longtemps pour que nous rejoignons le pays des rêves.
Bilan de la journée : un moteur capricieux, de la musculation pour Simon, trop d'eau (dans les chaussures), deux sangsues, deux points et un sacré repas bien arrosé.
 
Mercredi 30 novembre. Après une bonne nuit, nous voilà repartis pour une traversée du lac. Incroyable mais vrai, il fait beau ce matin, pas un nuage dans le ciel chilien et une sublime vue matinale sur notre volcan : inoubliable (désolé mais vous n'aurez pas de photos car mon appareil photo vient de décéder, il n'a pas résisté à la phase de terrain chilienne, paix à son âme). Arrivés tôt au bateau pour tout préparer, nous nous occupons avec Laure de trouver le petit déjeuner pendant que les hommes forts s'occupent de préparer le navire. Le pain est tout frais, le navire est près, le moteur ronronne, le lac est calme, le ciel d'un bleu intense, le soleil brille, le paysage est magnifique : que demandez de plus, ce n'est même plus du travail mais plutôt du plaisir à l'état pur…
Nous partons donc en direction de notre transect quand… badaboum… le moteur s'arrête. Ivan, sans inquiétude, essaie de le redémarrer et au bout de quelques minutes nous annonce qu'il est cassé!!!!!!!!!!!!!!!!!! Put…, on a vraiment la poisse. Tout était trop parfait. Nous voilà donc sur le lac, sans moteur, mais avec des rames et un Simon en pleine forme. Le voilà parti, après quelques réglages, à une bonne cadence direction notre point de départ. La sueur commence à perler sur son front, ce qui provoque presque chez Laure et moi une petite pensée pour les petits muscles de notre Simon (ça le musclera un pti peu le gringalet). Ivan le rejoint et là il nous manque que la musique pour se sentir à Venise : nous sommes tranquillement assis Laure et moi, en déjeunant, devant ce paysage féerique, tandis que Simon et Ivan nous ramènent tout en douceur à la berge, en coordonnant à merveille leurs efforts. Un grand merci à nos deux gondoliers, bien que cela fut un peu trop court à notre goût.
Il ne nous reste plus qu'à tout ranger, retourner à la maison d'Ivan et attendre le bus de 14h (alors qu'il est que 9h30…) On aura au moins appris la patience au Chili!!!
Bilan de la journée : beaucoup de soleil, un moteur cassé, beaucoup d'attente et 0 point…
 
Vendredi 2 Décembre. La journée commence à la chilienne. On a rendez vous avec Pépé à 10h30 (c'est déjà une bonne heure pour commencer la journée!!) mais à 10h25, il nous appelle pour nous dire qu'il ne sera pas la avant 11h30.
Il nous annonce sur le chemin que comme prévu, on va aller jusqu'au transect à……………cheval!!!!!!!
Ca sera donc ma grande première sur ces "saucissons" sur pattes (pour les amoureux du cheval, comme Claire ou Kro, lisez jusqu'au bout avant d'envoyer un commentaire vindicatif!) et la deuxième fois pour Simon. Un véritable cow-boy nous accueille et nous amène au lieu où nos chevaux nous attendent. Ca y est le grand moment est arrivé, il est temps de monter dessus et de commencer la randonnée. C'est plutôt agréable (sauf pour les fesses! voir photos n°15,16 et 17). Après quelques temps de monter, on découvre un sublime point de vue sur les volcans et les lacs de la région (voir photos n°18 et 19). Simon ferme la marche et sans raison apparente, son cheval refuse de passer un fossé et fait demi-tour. Malgré les conseils de Claire (pour amadouer ces quadrupèdes), le cheval semble vouloir rentrer à la maison. Notre guide part rechercher Simon et quelques instants plus tard, ils reviennent tous les deux au trot (pour le plus grand bonheur de Simon). Nous arrivons ensuite, après de rudes montées caillouteuses et des passages étroits, au bord de notre transect à 800m d'altitude. Nous laissons nos guides aller manger au bord du rio Caliente tandis que nous entamons la montée, cette fois-ci à pied (c'est bien plus fatigant!) vers nos points d'échantillonnage. Nous faisons un point avant de se dire qu'il serait vraiment bête de ne pas continuer à monter car un peu plus en hauteur se profile un petit replat duquel la vue promet d'être superbe. En quelques centaines de mètres, nous accédons à 1150m d'altitude à la limite de la végétation et aux pieds de notre volcan, et là la vue est tout simplement indescriptible (voir photo n°23). Nous restons quelques instants bouche bée tentant de graver ce paysage au fond de nos mémoires (voir photos n°20, 21 et 22). Il est l'heure de regagner nos montures. Elles nous attendent sagement en grignotant des arbustes. Durant la descente, les chevaux montrent la même dextérité, le même courage et la même gentillesse que pour la montée, nous amenant jusqu'en bas, juste avant qu'un énorme orage s'abatte sur la campagne chilienne.
Cette journée fut réellement inoubliable grâce à ces petites bêtes. Elles ont réussi à faire changer mon image d'elles (j'apprécie toujours autant le steak et le saucisson néanmoins…). Nous avons tous les deux adorés cette chevauchée en attendant avec impatience la prochaine. Nous allons revenir du Chili, en étant de véritable cow boys chevronnés.
Bilan de la journée : beaucoup de soleil, des paysages magnifiques, une première (et pas la dernière) balade à cheval et un point.
Par Pierrot - Publié dans : Notre quotidien
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