Oye Oye

Même si nous sommes revenus en France (avant de redécoller pour la Papouasie dès jeudi 2 mars), nous sommes heureux de pouvoir partager avec vous tous notre voyage en Patagonie et désolé d'avoir été aussi long.

Dans cette immensité féérique et envoutante, nous avons profité de nos derniers jours au Chili pour visiter le Parc National Torres del Paine. Alors profitez de ces photos avant celles de Papouasie....

A bientôt à tous, et on espère pouvoir partager avec vous quelques instants inoubliables avant de repartir !!!!

 

Et Dieu créa le Chili…

Ici, une légende raconte que quand Dieu créa la Terre , il inventa des déserts de sable ou de glace, des forêts, des montagnes, des plaines, des lacs, des mers, des îles, des volcans… qu’il répartit dans les différentes régions du globe. Quand il eût fini, il réalisa qu’il lui restait un peu de chacun de ces ingrédients. Alors il prit le tout dans ses mains, le mélangea, et le jeta dans un coin, créant ainsi le Chili, échantillon du monde entier.

Le Chili est un drôle de pays avec autant de merveilles naturelles que de curiosités culturelles. Nous les découvrons avec beaucoup de plaisir et d’impatience de les partager avec vous.

Aussi, c’est avec beaucoup d’émotion que nous vous annonçons enfin cet heureux événement : notre blog est né !

Alors, attachez vos ceintures, vous allez bientôt décoller. Voyagez avec nous à travers nos yeux, nos papilles, nos passions ou nos vices (!!!) et découvrez cette palette du monde qu’offre le Chili. Vibrez au rythme de nos aventures et envoyez nous vos impressions.

Prêts pour le grand voyage ? Choisissez votre destination selon vos envies : grands frissons, balades, gourmandises, anecdotes, tout y est… Il ne nous reste plus qu’à vous dire : 

Bienvenidos a Chile y buen viaje !

 

 

Lundi 3 octobre 2005 1 03 /10 /Oct /2005 00:00

En partant pour le Chili je ne m’imaginais pas pouvoir jouer au rugby. Certes, je savais qu’en Argentine ce sport était devenu très populaire et s’était très bien développé. Mais pour le Chili je ne savais rien.

Heureusement ce pays m’a réservé de bonnes surprises. Tout d’abord, dès notre arrivée à Santiago, j’ai appris que Pépé (notre maître de stage) était directeur technique à la fédération chilienne de rugby et qu’il avait fondé avec un ami à lui le club de Puerto Montt, la ville de notre stage ! Pépé était d’ailleurs enthousiasmé par le fait que Pierre et moi jouions au rugby et a directement appelé son ami, toujours président du club, pour lui annoncer deus nouvelles recrues. Ensuite, il nous a proposé des places pour un match entre l’équipe nationale du Chili et celle de l’équipe de France amateur devant se dérouler 15 jours après.

Nous y avons donc assisté en rentrant de notre voyage dans le nord. Avec Pierre, nous étions les deux seuls supporters français et nous avons fait entendre nos voix  et moi mon maillot aussi (que comme par hasard j’avais dans mes bagages !). En plus la France a gagné en maîtrisant la fougue désorganisée des Chiliens de bout en bout. À la fin du match, nous avons pu discuter avec les joueurs un peu surpris de trouver trois petits Français au Chili. Pierre a récupéré un short et une paire de chaussettes tandis que je me suis contenté d’un autographe de Philippe Benetton, l’entraîneur de l’équipe de France. Le lendemain nous sommes allés voir un autre match, du championnat celui-là. Un immigré français rencontré la veille nous avait invité à voir jouer son club, le Stade Français (non, non, pas les parisiens). Il voulait nous recruter mais comme notre destination était le grand sud…Nous avons donc pu découvrir un peu plus le rugby à la mode chilienne : tous les termes utilisés sont ceux de la langue anglaise (donc je ne suis pas dépaysé) et le jeu est plaisant quand il n’est pas trop désorganisé (ils ne respectent pas très bien les placements). Enfin, voilà pour notre première découverte du rugby au Chili.

À Puerto Montt, Pépé nous a présenté à son ami le président du club « los lobos » (les loups - de mer), et nous avons été faire notre premier entraînement le soir même. Forcément, cela a été sous la pluie et sans grand monde. Paolo, un joueur chilien qui parle très bien français et qui, comme il habite Puerto Varas, nous emmène avec lui à l’entraînement, nous a dit que c’était comme cela : personne ne vient à l’entraînement mais tout le monde vient pour jouer les matchs. Vous comprendrez alors que leur niveau physique n’est pas bon.

Le samedi suivant l’entraînement, nous avons joué notre premier match contre l’équipe de l’université de Puerto Montt. J’ai eu un peu peur quand j’ai vu le contraste entre les deux équipes : une (celle de l’université) pleine de jeunesse et d’entrain à l’échauffement, l’autre pleine de « vieux » et de mollesse. D’ailleurs, la pré-rencontre a été mouvementée, le président et l’entraîneur-joueur se disputant pour la composition de l’équipe. Le différent passé, le match nous a montré diverses caractères du rugby de moindre niveau au Chili : beaucoup de désorganisation, des fautes à tout va et une violence incroyable. En 40 minutes, j’ai pris plus de fourchettes, de griffures, de plaquages à retardement et d’insultes (que d’ailleurs je n’ai pas trop comprises) qu’en 8 ans de rugby en France. Enfin, je suis sorti vivant du match. Quant à Pierre, il a joué ailier et a marqué un bel essai pour son 2e et dernier ballon du match. La troisième mi-temps a été plus sympa et bien arrosée (forcément après une victoire…). Cela faisait bizarre de voir les adversaires rire ensemble après s’être vraiment fait des coups de « hute ». Paolo m’a dit que c’était normal et que cela avait toujours été comme cela. Allez comprendre.

Il ne nous reste donc plus que 4 mois pour leur apprendre le french touch !

 

 

Par Simon - Publié dans : Le Chili de A à Z
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Lundi 3 octobre 2005 1 03 /10 /Oct /2005 00:00

          Le Chili est si fin qu’il n’y a rien de plus simple que de le visiter d’Est en Ouest. Par contre, le visiter du Nord au Sud relève d’une autre paire de manches. Aventuriers jusqu’au bout, on accepte ce défi et, à peine arrivés, on se lance dans la première phase de notre stratégie : on attaque par le Nord… Et comme en plus on n’est pas des petits joueurs, on décide de corser l’affaire en atterrissant en plein centre du pays !

          Ni une ni deux, on explique à notre maître de stage que, pour se mettre dans les meilleures conditions pour notre projet, on commence par une dizaine de jours de vacances, on endosse nos sacs à dos de baroudeurs et, d’un pas déterminé, on se dirige vers notre première aventure : l’exploration du désert de l’Atacama, désert le plus aride du monde ! Mais ni ça, ni les distances qui séparent Santiago, Chañaral, San Pedro de Atacama et Chuquicamata ne nous arrêtent.

          Au Chili d’ailleurs, tout se compte en heures de bus (HdB) et non en km. Notre périple totalise donc plus de 40 HdB pour rejoindre chacune de nos étapes et ensuite boucler notre itinéraire, 1 HdB (soit un peu plus d’une trentaines de km) à vélo pour sillonner les alentours de San Pedro, plusieurs trajets allant de 10 à 30 mindB (entre 5 et 15 km) de randonnée pour fouiller les moindres recoins de certains sites. Il faut ensuite bien sûr ajouter les heures passées à flâner dans les villages, celles à découvrir des coutumes « nacional », celles à goûter des spécialités, et surtout celles à attendre le bus… Jusqu’à 6h parfois. 6h à se réchauffer tant bien que mal dans un petit buibui de routiers, retransmettant les Feux de l’Amour chilien. 6h à s’évertuer à rester éveillés dans une odeur de poisson frit, et à lutter pour rester concentrés sur notre nème partie de tarot pour laquelle compter jusqu’à 21 commençait décidément à relever de l’exploit surhumain. Mais notre curiosité, aiguisée par le contraste entre la banalité du mot désert et le surréalisme des paysages qui s’y cachent, était prête à tout affronter.

 

          En route donc… Premier arrêt à Chañaral, ville poussière aux portes de l’Atacama, et point de départ pour le Parque Nacional Pan de Azucar. Deuxième étape, la plus longue, dans le village de San Pedro de Atacama aux ruelles de terre, aux maisons en adobe et au parfum de sérénité. Oasis du désert et nombril d’une région qui, sous son apparence figée et désespérément brune, dissimule des paysages aux palettes de couleurs éblouissantes, où la terre parle et où une vie intrigante naît de la moindre particule d’eau. Endroit qui nous transporte tantôt sur Mars, tantôt sur la Lune. Troisième visite flirtant avec les entrailles du monde à la mine de cuivre de Chuquicamata. 

          Ce sera notre ultime halte avant de redescendre vers des contrées plus vertes. Au bout de ces 8 jours, nos yeux scintillaient déjà de milliers d’images, mais notre curiosité n’était toujours pas rassasiée. Nous aurions bien mis le cap encore plus au Nord, seulement le Sud nous attendait déjà et les jours continuaient de défiler. Au Chili comme ailleurs, le temps des voyageurs n’est jamais assez long ! 

          En tout cas, le désert est un univers fascinant et malicieux. Cette immensité, sous ses airs de vielle dame au caractère difficile et peu engageant, révèle généreusement, à ceux qui prennent le temps de la connaître, des dessous de jupons à vous faire perdre la tête…

Par Laure - Publié dans : Visite du Nord du Chili
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Dimanche 2 octobre 2005 7 02 /10 /Oct /2005 00:00

Avant de voyager à travers le pays, il faudrait vous familiariser avec le pays dans lequel nous sommes partis.

Qu’est-ce que donc que le Chili ? Le Chili c’est une superficie de 757 000 km2 (soit presque une fois et demi la France ) s’étendant sur 4 300 km en longueur et de 100 à 200 km de moyenne en largeur. Sa capitale est Santiago et 14 500 000 de personnes (soit 4 fois moins qu’en France) en fond sa population. La langue parlée est l’espagnol mais l’espagnol Chilien : les s sont omis, les ll se prononcent parfois dj parfois y ; ils disent « como estay » au lieu de « como estas » par exemple, parmi d’autres particularités !

Voilà, une brève présentation des caractéristiques principales que vous trouverez partout. Ce qui va suivre maintenant n’est qu’issu d’impressions personnelles et il ne faut pas que vous vous y arrêtiez : à vous de venir et vous faire une idée !

Les Chiliens sont dans l’ensemble très sympathiques : leur accueil a toujours été surprenant par sa chaleur. La générosité et serviabilité ne leur manque pas non plus. Certes je parle pour ceux qui ont vraiment eu à faire avec nous, mais cela n’empêche pas le sentiment d’être bien accueilli de façon générale ici au Chili. La deuxième caractéristique importante qui fait les Chiliens est leur nationalisme ou patriotisme excessif : suite à la guerre du Pacifique (1879-1883) dans laquelle le Pérou, la Bolivie et le Chili se sont disputés les terres du Nord riches en réserves naturelles (cuivre, lithium, etc.), et qui s’est soldée par la victoire du Chili, les gens se sont retrouvés dans ce fanatisme. Le mot est fort mais quand, alors que la fête nationale n’est que le 18 septembre (déclaration d’indépendance – 1818), vous voyez dès la fin août une multitude de voitures arborant des petits drapeaux nationaux (à la façon diplomatique), de nombreux magasins mettant leurs vitrines aux couleurs du pays (bleu-blanc-rouge au passage…) et des vendeurs à tous les coins de rue vous harcelant pour vous vendre un petit drapeau, le mot est juste. Cela ne vient peut-être que de leur esprit fêtard, parce qu’ils aiment la faire, la fête ! Celles-ci se passent dans la nourriture, la boisson, les danses (la « cueca » notamment), bref, comme nous, non ? Ils préfèrent même les fêtes aux entraînements de rugby !

Comme dans la plupart des pays Sud Américains, la patate et le maïs sont les rois aux Chili. Les autres aliments à citer sont le poulet et la viande de bœuf (très bonne d’ailleurs). Nous avons déjà pu goûter à différents plats typiques (le curanto, les empanadas, les cazuela entre autres) et pour pas cher en plus ! Les fruits sont également incroyablement moins chers qu’en France. Le Chili c’est également le vin : il est plutôt bon voire très bon pour certains d’entre eux…et puis si on n’aime pas le vin, il reste la bière qui se laisse boire très facilement.
Avec toute cette nourriture et ces boissons pendant leurs fêtes, il ne reste plus trop d’énergie aux Chiliens pour travailler. Je dirais qu’ils ne sont pas pressés. Ils prennent le temps pour tout et parfois c’est agaçant notamment lorsqu’on attend impatiemment l’installation de sa ligne internet ou des documents pour notre travail.

Pour se déplacer, les Chiliens utilisent beaucoup les bus et les taxis. Il faut tout d’abord différencier deux types de bus. Pour les longs trajets (22h pour relier San Pedro de Atacama et Santiago), ils ont un réseau plutôt bien organisé avec des bus assez confortables pour passer la nuit (nous n’avons testé que les « semi-lit » mais il existe la classe supérieure appelée « lit ») dans lesquels on nous sert des repas et on fait la promotion de Tom Cruise dans Mission Impossible II (vu 3 fois et demi en trois jours). Pour les trajets plus courts comme de la cabaña au boulot, les bus sont plus vétustes et cherchent à se remplir au maximum quitte à s’arrêter où il n’y a personne ou faire un tour de place. De plus, ils s’arrêtent n’importe où : cela peut paraître plutôt pratique, mais en pleine autoroute on dépasse l’entendement de petits Français.
Les taxis, tous noirs, qui se comptent par milliers vous harcèlent pour vous emmener quelque part. Je ne sais pas si c’est nos têtes qui créent ce phénomène mais à la longue c’est un rien embêtant. Il reste encore un moyen de se déplacer : le « colectivos ». Ils ressemblent en tout point à des taxis (hormis la couleur qui parfois est jaune ou une pancarte publicitaire sur le toit) sauf que plusieurs clients peuvent prendre le même véhicule en même temps, la route suivie par le colectivos étant plus ou moins définie. Cela les rend moins cher forcément.

Les villes chiliennes varient beaucoup au niveau de l’architecture : on peut trouver des bâtiments utilisant les technologies les plus poussées et à quelques pâtés de maisons de là des bâtissent qu’on ne sait comment elles tiennent debout. Comme en France, les matériaux diffèrent du nord au sud mais on retrouve très souvent le bois et la tôle. Dans l’ensemble, les villes ne sont pas très belles et leur propreté varie beaucoup. Le système américain des lotissements où toutes le maisons sont identiques est également à la mode ici : toutes les extensions de villes se construisent sous ce modèle. Dans ces villes errent de nombreux chiens. Si l’on nous a dit que les gens les rentraient quand il pleuvait et les nourrissaient, leur état semble réfuter ces dires. Ils sont le plus souvent dans un état déplorable (je passe la description) et on se demande si leur cerveau n’est pas atteint des fois : imaginez un groupe de 2-3 chiens aboyant sur les voitures et tentant même de les mordre en plein milieu de la rue et alors que les voitures ne vont pas à une allure réduite.

Enfin, voilà quelques premières impressions que j’ai particulièrement eues après un mois dans ce pays. Mais ce qui est sûr, et vous vous en rendrez compte par les photos, c’est que le Chili possède parmi les plus grandes merveilles du monde et nous n’avons pas encore tout vu !

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Simon - Publié dans : Le Chili de A à Z
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Dimanche 2 octobre 2005 7 02 /10 /Oct /2005 00:00

            Il est vraiment dur de dire quand commence un « voyage ». Il n’y a, je pense, ni début ni fin, mais plutôt une succession d’étapes. 

            La première fut le moment où dans nos têtes bouillonnantes, a germé l’idée de faire une année de césure. C’est beau d’avoir des idées (c’est moins cher que le pétrole ces temps-ci) mais encore faut-il les préciser. Cette césure : on la fait pourquoi ? Où ? Comment ? Pendant combien de temps ? Avec quels organismes ? Avec quel argent ? 

            Après le but du jeu est de répondre le plus précisément possible à cet ensemble de questions. Durant cette phase, on envoie des milliers de mails dont on ne reçoit quasiment jamais de réponse ou toutes négatives ! Et un jour, un « Sí », « Yes », « Oui » vous rend fou de joie. Enfin quelqu’un qui veut bien de trois ptits français pleins de bonne volonté, d’envie et d’idéologies sur l’eau, la forêt, l’environnement…Il ne reste qu’à préciser le sujet du travail. Après, vient le temps des dossiers de financement (c’est très rébarbatif mais bien utile). Des dizaines de pages à remplir avec des questions à n’en plus finir. Ensuite, surgissent des moments où le moral est au plus bas, notamment quand des gens vont à l’encontre de notre volonté (n’est-ce pas Mr le directeur de l’ENGEES). Mais les autres membres de la troupe sont toujours là pour redonner le sourire. Il est alors temps de régler tous les problèmes d’ordre administratif et technique : le visa, le billet d’avion (Simon avait proposé d’y aller à la rame, mais nous n’avions pas assez de temps), le logement, les valises (merci ma soeurette), un ordi en état de marche (merci Luc), le manteau imperméable (eh oui, ici il pleut 3 mètres d’eau par an, le Nord à côté c’est le désert aride) et des chaussettes très chaudes (n’est-ce pas Laure et ses petits glaçons qui lui servent de pieds).

             Il est alors temps de profiter à fond des derniers moments (inoubliables) qu’il reste à passer en France avec la famille, les amis, la copine (gros bisous Claire) avant de décoller pour une étape inconnue…

 

 

Par Pierrot - Publié dans : Visite du Nord du Chili
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