Partager l'article ! Trois petits tours et puis... sen vont!: 19 décembre : Chili nous voilà ! Arrivée à Santiago avec une pet ...
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Même si nous sommes revenus en France (avant de redécoller pour la Papouasie dès jeudi 2 mars), nous sommes heureux de pouvoir partager avec vous tous notre voyage en Patagonie et désolé d'avoir été aussi long.
Dans cette immensité féérique et envoutante, nous avons profité de nos derniers jours au Chili pour visiter le Parc National Torres del Paine. Alors profitez de ces photos avant celles de Papouasie....
A bientôt à tous, et on espère pouvoir partager avec vous quelques instants inoubliables avant de repartir !!!!
19 décembre : Chili nous voilà !
Arrivée à Santiago avec une petite heure de retard due à des vents contraires au-dessus de l’Atlantique. Du coup, nous ratons notre correspondance pour Puerto Montt. Ça commence bien !... Dès notre descente d’avion, nous nous renseignons sur les vols suivants et nous inquiétons de nos bagages enregistrés directement jusqu’à notre destination finale au départ de Bruxelles. Et là, surprise ! Nous apprenons que nous sommes tenus de les récupérer à Santiago pour passer. Merci les vents ! Sans vous, ils seraient restés à Santiago… Vous imaginez la galère ?
A la douane, nous faisons connaissance avec le SAG (Servicio Agricola y Ganadero). Tous les bagages doivent être scannés. Ils sont stricts les Chiliens ! Pas question d’introduire des semences ou tout autre organisme vivant. Petit moment d’inquiétude… ouf ! Nos valises avec foie gras, chocolats et vins passent sans encombre. Stop ! Sac de Grégori suspect… « hay granos ». Qu’est-ce qu’il a bien pu y mettre encore ? Et puis alors qu’il essaie de l’ouvrir, tout s’éclaire ! Mais, bien sûr ! Ce sont les dragibus (pour les non initiés : petits bonbons ronds de toutes les couleurs dont raffolent Pierre et Simon). Tout le monde est content et nous pouvons enfin reprendre la route.
Arrivée à Puerto Montt. Récupération de la voiture et cap sur Puerto Varas sous un soleil radieux (qui a dit qu’il pleuvait tout le temps ?). Et là, grâce au jeu des sens uniques, nous faisons une visite assez poussée de la ville avant de trouver LA rue et Laure et Pierre montant la garde sur le trottoir. Super retrouvailles : la webcam s’est bien mais ça a ses limites…
A partir de ce moment, tout s’enchaîne à la vitesse grand V. Pas le temps de chômer, le timing est des plus serré. Nos GO sont formels ! En effet, ils nous ont préparé un programme d’enfer qui peut se résumer en … « Trois petits tours et puis s’en vont ». Nous nous répartissons entre les 2 voitures et c’est parti.
Premier petit tour le 20 décembre dans les environs : Puerto Montt, Salto de Petrohue, lac de Todos los Santos, réserve de Llanquihue (leur réserve) avec en fond d’écran les volcans Osorno et Calbuco.
Premier pique-nique : notre culture sandwichtique en prend un coup ! Fi de la mayonnaise belge et du beurre français, place à l’avocat bien mûr étalé sur le pain… C’est délicieux !
Première marche dans la nature : végétation luxuriante, forêt dense limite impénétrable… Moi qui suis fière des fuschias de mon jardin, je révise ma position : ici, ce sont de superbes arbustes sauvages de 2 à 3 m de haut.
Premier contact avec le ripio ou ripiado : piste, sorte de route empierrée. C’est une expérience intéressante que nous aurons le plaisir d’approfondir plus tard…
Deuxième petit tour du 21 au 27 décembre au nord de la Patagonie. La saison ne bat pas encore son plein et tous les moyens de transports ne sont pas encore opérationnels ce qui nous oblige à passer par l’Argentine pour rallier Chaiten. Les choses sérieuses commencent : sus à la carretera austral !
Passage de la frontière : un jeu de patience. Vous arrivez à une guitoune où vous devez annoncer le nombre de passagers dans le véhicule. On vous donne alors un papier qu’il ne faut surtout pas perdre on vous le demandera plus loin. Un peu plus loin, poste chilien : tout le monde descend sans oublier les passeports, les papiers de la voitures etc… Cherchez le premier guichet (police, immigration). Le conducteur, accompagné de ses passagers, présente le fameux papier de la guitoune et les passeports. Ceux-ci sont méticuleusement vérifiés puis tamponnés, le papier aussi. C’est fini pour les passagers. Le conducteur, lui, cherche le 2ème guichet (douane) où les documents du véhicule sont épluchés. Nouveau tampon sur le papier. Vous pouvez passer côté argentin. Mais attention, suivant le poste frontière, vous pouvez avoir quelques mètres ou quelques dizaines de km à faire. Et là, c’est reparti pour un tour : la guitoune, la police, la douane. Sauf que les Argentins semblent plus lents et plus tatillons que les Chiliens. Même chanson lorsque vous passez la frontière dans l’autre sens avec un petit plus : rentrant au Chili, vous avez de nouveau à faire au SAG. Aussi, il vaut mieux pour vous avoir englouti les fruits que vous aviez achetés pour vous rafraîchir pendant le voyage…
Côté argentin : nous entrons par Villa la Angostura et cap sur Bariloche. Nous découvrons une « mauvaise herbe » qui forme une haie d’honneur de chaque côté de la route, les lupins. Il y en a de toutes les couleurs, parfois mélangés à des genêts. C’est magnifique !
Ne reculant devant rien, les GO nous organisent une visite impromptue d’un commissariat argentin, commissariat pilote où est testée l’efficacité de l’ordinateur face à une machine à écrire modèle secrétaire année 60 (le test effectué devant nous n’est pas des plus concluants. Je pencherais même pour un léger avantage à la machine à écrire mais, peut-être, est-ce lié à la manipulatrice et, pas de pot, nous étions tombés sur celle de l’ordi…). Je vous entends d’ici : « Mais qu’ont-ils encore fait ? » Et bien, nous, rien ! C’est un minibus qui a frôlé d’un peu trop près l’aile de notre voiture bien sagement garée le long d’un trottoir et tout ça sous notre nez…Résultat des courses, une demi-journée de perdue. Donc c’est décidé on shunte Chaiten et on récupère une journée. Bien joué non ?
Premier aperçu de ce que peut être la pampa argentine : vaste étendue plate à perte de vue avec au loin, très très loin, la cordillère, des routes droites qui n’en finissent pas, et une densité de population frisant…zéro (à moins de compter les moutons !).
Afin de se mettre doucement dans l’ambiance, nous retrouvons le ripio quelques km avant de passer au Chili. La sécheresse sévissant depuis quelques jours, je vous laisse imaginer le nuage de poussière soulevé sur notre passage. Technique quand on se suit à 2 voitures : ne pas se suivre… Laisser la première s’éloigner suffisamment pour récupérer une vue dégagée et pouvoir respirer à pleins poumons.
Et on repasse côté chilien pour rejoindre la carretera austral, projet lancé en 1976 qui relie Puerto Montt à Cochrane (880 km dont seulement 171 sont goudronnés). Ripio, nous voici !
Changement total de paysage : la végétation est beaucoup plus dense que côté argentin, nous nous retrouvons au milieu des montagnes. La route est plus étroite et par endroit beaucoup plus accidentée, excellent terrain d’entraînement pour les pilotes de rallyes. Nous passons de la piste la plus régulière à la tôle ondulée sans oublier le tapis de gravier plus ou moins gros, très traître en cas de freinage sec, ou le champ de mines (nids de poules, gros cailloux etc…). Les bruits sous la caisse sont des plus inquiétants… Par chance nous n’aurons aucune crevaison à déplorer par contre nous constatons en fin de circuit que les amortisseurs semblent un peu plus fatigués et les pots d’échappements un peu plus bruyants.
A nous les paysages de rêve ! Difficile de les répertorier tous. Nous en prenons plein les yeux à chaque détour de chemin… Mais voici les plus marquants :
- Le ventisquero Colgante : glacier suspendu au-dessus d’une vallée. Une petite balade de 1h30 au milieu d’une forêt luxuriante vous amène face au glacier et, avec un peu de chance, vous pourrez voir un morceau de glace dégringoler dans le torrent quelques mètres plus bas. Les couleurs de la glace sous le soleil sont incroyables : les nuances bleutées varient à l’infini…
- Les différents lacs aux eaux émeraude d’une limpidité inouïe
- Le cerro Castillo : sommet de la cordillère aux allures de château fort. Dans les environs nous pourrons admirer des peintures rupestres, las Manos de Cerro Castillo.
- Une forêt d’arbres morts, suite à l’explosion du volcan Hudson en 1991, dressant leurs troncs blanchis par les intempéries. Sentiment étrange d’un décor irréel. Nous ramènerons en souvenir une tonne de cendre entrée par le moindre petit interstice dans nos voitures.
- La capilla de marmol (chapelle de marbre) sur le lac General Carrera (2ème plus grand lac d’Amérique Latine) : une pure merveille. Balade en bateau pour découvrir les falaises de marbre sculptées par les eaux du lac dans lequel elles se reflètent.
- Un glacier sur le côté ouest de la laguna San Rafael se jetant dans le lac Leones. Pour y accéder, nous devons affronter quelques heures de chevauchée (3 ou 4 à l’aller et au retour…) et, pour corser le tout, certains que je ne nommerai pas sont de purs novices. Après quoi, nous attaquons la traversée du lac, environ 12 km, sur un petit zodiac pour arriver au pied de 3 glaciers au milieu d’icebergs. C’est grandiose ! Je ne m’étends pas plus, cette journée à elle seule mérite un article spécial…
On repasse en Argentine en longeant le lac General Carrera qui, par un tour de passe-passe, devient le lac Buenos Aires de l’autre côté de la frontière. Notre vision de la pampa s’affine. Le sentiment d’infini est ici beaucoup plus fort. La piste fait au moins 10 m de large. Rien en vue à des km à la ronde. Parfois des clôtures laissent supposer que nous longeons une propriété mais sans plus. Les nandous qui se prélassent le long de la route déguerpissent devant notre voiture. Nous croisons aussi parfois un tatou ou des guanacos (sorte de lamas). Puis retour au Chili et une nuit de repos avant d’attaquer le …
Troisième petit tour les 28 et 29 décembre sur l’île de Chiloe. On ne connaît vraiment Chiloe que lorsqu’on l’a vue sous la pluie… Alors, il nous faudra revenir. Nous avons malgré tout apprécié ses paysages vallonnés, ses maisons très colorées et ses églises entièrement construites en bois (même les clous !). Guidés par des pêcheurs, nous rendons aussi visite aux pingouins sur les îlots de Puñihuil qui, fait exceptionnel, en regroupent deux espèces : les pingouins magellans et ceux de Humboldt. La balade est vraiment très intéressante.
Retour à Puerto Varas où nos deux derniers jours sont consacrés aux inévitables achats de souvenirs… et au bouclage des valises. Et là, ce n’est pas une mince affaire : nos GO nous inondant de choses à ramener pour alléger les leurs. Heureusement ils n’ont pas hésité à s’asseoir dessus pour que nous puissions les boucler.
Super réveillon de la Saint Sylvestre au « Barometro », restaurant situé à côte de leur cabaña, tenu par un Français. Menu gastronomique excellent. Seul bémol, le DJ n’est pas très au point et son répertoire n’invite pas à danser. Qu’à cela ne tienne ! Nous nous replions sur la cabaña pour nous offrir quelques pas de danse dans le salon.
1er janvier, 8h30 c’est déjà fini. L’heure du retour a sonné !
Laure, Pierre et Simon,
merci pour ce merveilleux voyage
Note de la rédaction : Les photos arrivent. Mais nous vous demandons un peu de patience. On a été soudainement mis à la porte de notre cabaña par la proprio. Celle-ci a bien essayé de nous faire croire à toute sa compassion pour nos difficultés de logement et de budget, et à toute sa reconnaissance de lui avoir assuré un revenu pendant toute la saison creuse. Serait-elle mauvaise actrice ? En tout cas difficile de dissimuler son sens impitoyable des affaires et son plan diabolique de nous faire patienter jusqu’à 3jours avant la fin de notre bail pour nous annoncer que les prix seraient dorénavant multipliés par 5, et nous voir au pied du mur, contraints d’accepter cette fatalité. Ah, Carmen Bittner... depuis le début, on se disait qu’avec un nom comme celui-là, elle devait avoir de drôles d’ancêtres immigrés dans les années 40, qui saliraient la bonté de son sang chilien... Argh, ma z’est pas grafeu, on a été plus futés qu’elleu, nous les pitits fransoyzish ! On n’est pas à la rue, et cette nouvelle nous a offert la jubilation de voir le visage de notre Carmen se décomposer. M’enfin, avec tout ca, nous n’avons plus internet le soir, et surtout, nous n’avons plus que des antiquités d’ordinateurs qui rament trois heures pour enregistrer trois phrases sur word. Alors internet ou charger des photos... Mais ça prendra le temps qu’il faudra, vous les aurez vos photos !
aprés le plaisir d'avoir eu un voyage raconté par Jackie et Bernard nous avons même la trace écrite
mais sans oublier que nous avons l'avantage d'avoir vu ce samedi les photos et quelles photos, nous pouvons assurer l'ensemble des visiteurs du blog que cela vaut le coup d'attendre
encore un grand merci pour ce voyage de quelques kilométres
jul jeanpierre christine
Pierre