Oye Oye

Même si nous sommes revenus en France (avant de redécoller pour la Papouasie dès jeudi 2 mars), nous sommes heureux de pouvoir partager avec vous tous notre voyage en Patagonie et désolé d'avoir été aussi long.

Dans cette immensité féérique et envoutante, nous avons profité de nos derniers jours au Chili pour visiter le Parc National Torres del Paine. Alors profitez de ces photos avant celles de Papouasie....

A bientôt à tous, et on espère pouvoir partager avec vous quelques instants inoubliables avant de repartir !!!!

 

Nos voyages

Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 15:31

19 décembre : Chili nous voilà !

Arrivée à Santiago avec une petite heure de retard due à des vents contraires au-dessus de l’Atlantique. Du coup, nous ratons notre correspondance pour Puerto Montt. Ça commence bien !... Dès notre descente d’avion, nous nous renseignons sur les vols suivants et nous inquiétons de nos bagages enregistrés directement jusqu’à notre destination finale au départ de Bruxelles. Et là, surprise ! Nous apprenons que nous sommes tenus de les récupérer à Santiago pour passer. Merci les vents ! Sans vous, ils seraient restés à Santiago… Vous imaginez la galère ?

A la douane, nous faisons connaissance avec le SAG (Servicio Agricola y Ganadero). Tous les bagages doivent être scannés. Ils sont stricts les Chiliens ! Pas question d’introduire des semences ou tout autre organisme vivant. Petit moment d’inquiétude… ouf ! Nos valises avec foie gras, chocolats et vins passent sans encombre. Stop ! Sac de Grégori suspect… « hay granos ». Qu’est-ce qu’il a bien pu y mettre encore ? Et puis alors qu’il essaie de l’ouvrir, tout s’éclaire ! Mais, bien sûr ! Ce sont les dragibus (pour les non initiés : petits bonbons ronds de toutes les couleurs dont raffolent Pierre et Simon). Tout le monde est content et nous pouvons enfin reprendre la route.

Arrivée à Puerto Montt. Récupération de la voiture et cap sur Puerto Varas sous un soleil radieux (qui a dit qu’il pleuvait tout le temps ?). Et là, grâce au jeu des sens uniques, nous faisons une visite assez poussée de la ville avant de trouver LA rue et Laure et Pierre montant la garde sur le trottoir. Super retrouvailles : la webcam s’est bien mais ça a ses limites…

A partir de ce moment, tout s’enchaîne à la vitesse grand V. Pas le temps de chômer, le timing est des plus serré. Nos GO sont formels ! En effet, ils nous ont préparé un programme d’enfer qui peut se résumer en … « Trois petits tours et puis s’en vont ». Nous nous répartissons entre les 2 voitures et c’est parti.

Premier petit tour le 20 décembre dans les environs : Puerto Montt, Salto de Petrohue, lac de Todos los Santos, réserve de Llanquihue (leur réserve) avec en fond d’écran les volcans Osorno et Calbuco.

Premier pique-nique : notre culture sandwichtique en prend un coup ! Fi de la mayonnaise belge et du beurre français, place à l’avocat bien mûr étalé sur le pain… C’est délicieux !

Première marche dans la nature : végétation luxuriante, forêt dense limite impénétrable… Moi qui suis fière des fuschias de mon jardin, je révise ma position : ici, ce sont de superbes arbustes sauvages de 2 à 3 m de haut.

Premier contact avec le ripio ou ripiado : piste, sorte de route empierrée. C’est une expérience intéressante que nous aurons le plaisir d’approfondir plus tard…

Deuxième petit tour du 21 au 27 décembre au nord de la Patagonie. La saison ne bat pas encore son plein et tous les moyens de transports ne sont pas encore opérationnels ce qui nous oblige à passer par l’Argentine pour rallier Chaiten. Les choses sérieuses commencent : sus à la carretera austral !

Passage de la frontière : un jeu de patience. Vous arrivez à une guitoune où vous devez annoncer le nombre de passagers dans le véhicule. On vous donne alors un papier qu’il ne faut surtout pas perdre on vous le demandera plus loin. Un peu plus loin, poste chilien : tout le monde descend sans oublier les passeports, les papiers de la voitures etc… Cherchez le premier guichet (police, immigration). Le conducteur, accompagné de ses passagers, présente le fameux papier de la guitoune et les passeports. Ceux-ci sont méticuleusement vérifiés puis tamponnés, le papier aussi. C’est fini pour les passagers. Le conducteur, lui, cherche le 2ème guichet (douane) où les documents du véhicule sont épluchés. Nouveau tampon sur le papier. Vous pouvez passer côté argentin. Mais attention, suivant le poste frontière, vous pouvez avoir quelques mètres ou quelques dizaines de km à faire. Et là, c’est reparti pour un tour : la guitoune, la police, la douane. Sauf que les Argentins semblent plus lents et plus tatillons que les Chiliens. Même chanson lorsque vous passez la frontière dans l’autre sens avec un petit plus : rentrant au Chili, vous avez de nouveau à faire au SAG. Aussi, il vaut mieux pour vous avoir englouti les fruits que vous aviez achetés pour vous rafraîchir pendant le voyage…

Côté argentin : nous entrons par Villa la Angostura et cap sur Bariloche. Nous découvrons une « mauvaise herbe » qui forme une haie d’honneur de chaque côté de la route, les lupins. Il y en a de toutes les couleurs, parfois mélangés à des genêts. C’est magnifique !

Ne reculant devant rien, les GO nous organisent une visite impromptue d’un commissariat argentin, commissariat pilote où est testée l’efficacité de l’ordinateur face à une machine à écrire modèle secrétaire année 60 (le test effectué devant nous n’est pas des plus concluants. Je pencherais même pour un léger avantage à la machine à écrire mais, peut-être, est-ce lié à la manipulatrice et, pas de pot, nous étions tombés sur celle de l’ordi…). Je vous entends d’ici : « Mais qu’ont-ils encore fait ? » Et bien, nous, rien ! C’est un minibus qui a frôlé d’un peu trop près l’aile de notre voiture bien sagement garée le long d’un trottoir et tout ça sous notre nez…Résultat des courses, une demi-journée de perdue. Donc c’est décidé on shunte Chaiten et on récupère une journée. Bien joué non ?

Premier aperçu de ce que peut être la pampa argentine : vaste étendue plate à perte de vue avec au loin, très très loin, la cordillère, des routes droites qui n’en finissent pas, et une densité de population frisant…zéro (à moins de compter les moutons !).

Afin de se mettre doucement dans l’ambiance, nous retrouvons le ripio quelques km avant de passer au Chili. La sécheresse sévissant depuis quelques jours, je vous laisse imaginer le nuage de poussière soulevé sur notre passage. Technique quand on se suit à 2 voitures : ne pas se suivre… Laisser la première s’éloigner suffisamment pour récupérer une vue dégagée et pouvoir respirer à pleins poumons.

Et on repasse côté chilien pour rejoindre la carretera austral, projet lancé en 1976 qui relie Puerto Montt à Cochrane (880 km dont seulement 171 sont goudronnés). Ripio, nous voici !

Changement total de paysage : la végétation est beaucoup plus dense que côté argentin, nous nous retrouvons au milieu des montagnes. La route est plus étroite et par endroit beaucoup plus accidentée, excellent terrain d’entraînement pour les pilotes de rallyes. Nous passons de la piste la plus régulière à la tôle ondulée sans oublier le tapis de gravier plus ou moins gros, très traître en cas de freinage sec, ou le champ de mines (nids de poules, gros cailloux etc…). Les bruits sous la caisse sont des plus inquiétants… Par chance nous n’aurons aucune crevaison à déplorer par contre nous constatons en fin de circuit que les amortisseurs semblent un peu plus fatigués et les pots d’échappements un peu plus bruyants.

A nous les paysages de rêve ! Difficile de les répertorier tous. Nous en prenons plein les yeux à chaque détour de chemin… Mais voici les plus marquants :

- Le ventisquero Colgante : glacier suspendu au-dessus d’une vallée. Une petite balade de 1h30 au milieu d’une forêt luxuriante vous amène face au glacier et, avec un peu de chance, vous pourrez voir un morceau de glace dégringoler dans le torrent quelques mètres plus bas. Les couleurs de la glace sous le soleil sont incroyables : les nuances bleutées varient à l’infini…

- Les différents lacs aux eaux émeraude d’une limpidité inouïe

- Le cerro Castillo : sommet de la cordillère aux allures de château fort. Dans les environs nous pourrons admirer des peintures rupestres, las Manos de Cerro Castillo.

- Une forêt d’arbres morts, suite à l’explosion du volcan Hudson en 1991, dressant leurs troncs blanchis par les intempéries. Sentiment étrange d’un décor irréel. Nous ramènerons en souvenir une tonne de cendre entrée par le moindre petit interstice dans nos voitures.

- La capilla de marmol (chapelle de marbre) sur le lac General Carrera (2ème plus grand lac d’Amérique Latine) : une pure merveille. Balade en bateau pour découvrir les falaises de marbre sculptées par les eaux du lac dans lequel elles se reflètent.

- Un glacier sur le côté ouest de la laguna San Rafael se jetant dans le lac Leones. Pour y accéder, nous devons affronter quelques heures de chevauchée (3 ou 4 à l’aller et au retour…) et, pour corser le tout, certains que je ne nommerai pas sont de purs novices. Après quoi, nous attaquons la traversée du lac, environ 12 km, sur un petit zodiac pour arriver au pied de 3 glaciers au milieu d’icebergs. C’est grandiose ! Je ne m’étends pas plus, cette journée à elle seule mérite un article spécial…

On repasse en Argentine en longeant le lac General Carrera qui, par un tour de passe-passe, devient le lac Buenos Aires de l’autre côté de la frontière. Notre vision de la pampa s’affine. Le sentiment d’infini est ici beaucoup plus fort. La piste fait au moins 10 m de large. Rien en vue à des km à la ronde. Parfois des clôtures laissent supposer que nous longeons une propriété mais sans plus. Les nandous qui se prélassent le long de la route déguerpissent devant notre voiture. Nous croisons aussi parfois un tatou ou des guanacos (sorte de lamas). Puis retour au Chili et une nuit de repos avant d’attaquer le …

Troisième petit tour les 28 et 29 décembre sur l’île de Chiloe. On ne connaît vraiment Chiloe que lorsqu’on l’a vue sous la pluie… Alors, il nous faudra revenir. Nous avons malgré tout apprécié ses paysages vallonnés, ses maisons très colorées et ses églises entièrement construites en bois (même les clous !). Guidés par des pêcheurs, nous rendons aussi visite aux pingouins sur les îlots de Puñihuil qui, fait exceptionnel, en regroupent deux espèces : les pingouins magellans et ceux de Humboldt. La balade est vraiment très intéressante.

Retour à Puerto Varas où nos deux derniers jours sont consacrés aux inévitables achats de souvenirs… et au bouclage des valises. Et là, ce n’est pas une mince affaire : nos GO nous inondant de choses à ramener pour alléger les leurs. Heureusement ils n’ont pas hésité à s’asseoir dessus pour que nous puissions les boucler.

Super réveillon de la Saint Sylvestre au « Barometro », restaurant situé à côte de leur cabaña, tenu par un Français. Menu gastronomique excellent. Seul bémol, le DJ n’est pas très au point et son répertoire n’invite pas à danser. Qu’à cela ne tienne ! Nous nous replions sur la cabaña pour nous offrir quelques pas de danse dans le salon.

1er janvier, 8h30 c’est déjà fini. L’heure du retour a sonné !

Laure, Pierre et Simon,

merci pour ce merveilleux voyage

Note de la rédaction : Les photos arrivent. Mais nous vous demandons un peu de patience. On a été soudainement mis à la porte de notre cabaña par la proprio. Celle-ci a bien essayé de nous faire croire à toute sa compassion pour nos difficultés de logement et de budget, et à toute sa reconnaissance de lui avoir assuré un revenu pendant toute la saison creuse. Serait-elle mauvaise actrice ? En tout cas difficile de dissimuler son sens impitoyable des affaires et son plan diabolique de nous faire patienter jusqu’à 3jours avant la fin de notre bail pour nous annoncer que les prix seraient dorénavant multipliés par 5, et nous voir au pied du mur, contraints d’accepter cette fatalité. Ah, Carmen Bittner... depuis le début, on se disait qu’avec un nom comme celui-là, elle devait avoir de drôles d’ancêtres immigrés dans les années 40, qui saliraient la bonté de son sang chilien... Argh, ma z’est pas grafeu, on a été plus futés qu’elleu, nous les pitits fransoyzish ! On n’est pas à la rue, et cette nouvelle nous a offert la jubilation de voir le visage de notre Carmen se décomposer. M’enfin, avec tout ca, nous n’avons plus internet le soir, et surtout, nous n’avons plus que des antiquités d’ordinateurs qui rament trois heures pour enregistrer trois phrases sur word. Alors internet ou charger des photos... Mais ça prendra le temps qu’il faudra, vous les aurez vos photos !

Par Jackye, et surtout pas Jockey - Publié dans : Nos voyages
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Jeudi 13 octobre 2005 4 13 /10 /Oct /2005 00:00

Ce we, le diable a encore frappé!!

On avait un we de trois jours donc on a loué une voiture (magnifique pick-up tout terrain... Oh mais attends, je crois que c'est le "tout terrain" qui nous a encore joué des tours...) et on partait visiter la neuvième région au doux nom de Araucania 

Samedi : visite de Villariva au bord du Lago Villarica,
de
Pucon (de l’autre côté du lac) et du Parque Nacional Villarica

Ca se passe hyper bien surtout qu'on avait eu un contact sur place : un gars de la CONAF qui, il y a une dizaine d'années, avait été reçu comme un prince en France et donc était bien décidé à nous rendre la pareille. Sans lui, on aurait pas vu grand chose du parc parce que les sentiers ne sont pas indiqués. Là, on a pu s'enfoncer dans la neige sans peur de se perdre, atteindre les rives du lac et se faire tout discret derrière les broussailles pour observer les canards et les ragondins. Et puis les garçons se sont émerveillés au coeur d’une forêt d’Araucaria, juste au pied du volcan Lanin. Je dois reconnaître que ces arbres ont effectivement quelque chose de majestueux et que le vert clair des lichens mêlé au vert sapin de leurs branches transpercées par les rayons du soleil… c'est "de touuuute bôôôté" n'est-ce pas Simon!? Oscar (c'est notre fameux bienfaiteur) nous a agrémenté tout ça d'explications et d'anecdotes des plus intéressantes. Comme si ça ne suffisait pas, il nous a offert la chambre de sa fille pour la nuit (pas la fille, tout de même, faut pas pousser non plus), un délicieux repas et un bout de racine d'Araucaria fossilisée suite à une éruption volcanique (si si, c'est joli je vous assure!)  

Dimanche : sur la route des sept lacs.

Derniers moments avec Oscar autour d'un copieux petit dej et à flâner dans les feria artesanal d'objets en bois, spécialité de la région. Après que Simon se soit fait avoir avec "la trique de l'indien", à mon tour de tomber dans le piège de la "raideur de la tombe Je vous laisse imaginer ce que bon vous semble et on vous expliquera à notre retour… 

Petit parcours ou plutôt, vue l'état des routes au Chili, circuit de rallye sur la route des sept lacs. On a visité les termas geometricas qui nous ont fait grandement regretter de ne pas avoir nos maillots! Ravitaillement à Coñaripe avant de zigzaguer de Choshuenco à Panguipulli en passant par Liquiñe et des paysages de rêves.  

Lundi : le monumento natural Alerce, arbre vivant, vieux de plus de 3000ans,
et de plus de 4m de diamètre. Rendez-vous ensuite à Osorno
dans l'aprem pour le match de rugby des garçons. 

Enfin le programme du lundi est resté très théorique parce qu'en fait on n'est jamais arrivé ne serait-ce qu'à l'alerce... sur la route, après des chemins de graviers disons, on était maintenant sur un chemin de terre, bien humide voire complètement gadouilleux, ultra bien cabossé... On pensait avoir enclenché les 4 roues motrices: on avait effectivement poussé le levier dans la bonne position, mais on a oublié de débloquer un petit engrenage de rien du tout sur les roues. Résultat: on n'était pas en 4 roues motrices, on a passé quelques coins bien boueux où Pierre a piloté comme un chef, mais trop c'est trop... Dans un creux un peu trop marécageux, on est resté planté: au km 666! 

1h au moins à faire de la "miche popote" pour essayer de dégager les roues, et à mettre des pierres et du bois en dessous pour que ça ne patine plus, mais en vain. La seule chose qu'on a réussi à faire c'est bousiller l'embrayage et surchauffer le moteur. KAPUT comme nous a dit un chilien qui passait par là! Et nous voilà donc coincés sans aucun moyen de communication, en pleine forêt, à 10km de la dernière maison et à 12km de l'alerce où on n'était même pas sûrs de trouver un guardaparque!

Il était donc 12h30 quand un 4x4 arrive miraculeusement sur cette route qui ne mène nulle part. Il ne peut pas nous sortir de là, mais il téléphone pour nous à Rent a car et nous permet de joindre l'entraîneur de rugby. Il essaie de nous sortir de la boue mais sa corde casse. Il allait repartir quand on le voit s'arrêter. La grand-mère descend et nous apporte une bouteille d'eau et des bugnes en disant que c'est juste au cas où. On n'en revenait pas de la gentillesse de ces gens quand soudain on les voit s'arrêter de nouveau à peine 3m plus loin... et là, toute la famille descend allègrement en nous expliquant qu'ils vont partager leur pique nique avec nous parce que de toutes façons ils emportent toujours trop à manger et puis que comme ça l'attente nous paraîtra moins longue! On était abasourdi... 

 

C'était super sympa en tout cas... On a pris son numéro de portable et on lui rendra sûrement visite un de ces jours dans son campo. Nous, la seule chose qu'on a pu leurs offrir c'était deux petits livres de flore des arbres et des arbustes du Chili (qu'on avait piqué à la conaf...). Pas grand chose comparé à tout ce qu'ils avaient fait pour nous mais ça a eu l'air de beaucoup les toucher d'autant plus que la mère et la grand-mère était des jardinières du dimanche. Ils nous quittent vers 14h30. Normalement plus qu'1h à attendre avant d'être dépanné... 

17h30 toujours personne! Inespérément, un autre moteur se fait entendre... Cette fois encore, le couple se propose de nous aider et en plus ils sont ultra équipés. On sort de notre bourbier, il nous fait faire demi-tour, nous explique comment redémarrer en deuxième et qu'il ne faut surtout pas toucher aux vitesses! Tout marche, on reprend nos montagnes russes de terre dans l'autre sens et puis on veut quand même essayer de changer de vitesse parce que faire près de 150 bornes en seconde, on n'était pas rentrés! 

Et là, PATATRAC! Aucune vitesse se s'enclenche du coup à la première montée on reste coincés! c'est là que le gars nous a dit CAPUT. Autre preuve de l'amabilité presque surréaliste des chiliens: le gars nous remorque jusqu'à La Union, la première petite ville à quand même 30km d'où on était. (En attendant toujours pas de signe de nos dépanneurs)  

A 5km de La Union, on croise le gars de Rent a car, et notre remorqueur lui passe le relais après qu'on l'ait remercié des milliers de fois en ayant la désagréable impression de ne pas pouvoir lui faire comprendre notre gratitude.  

Voilà donc comment se termine notre parcours, tirés par un 4x4 qui, entre nous, n'aurait jamais eu ni la puissance ni l'équipement suffisant pour nous sortir de notre merdier (heureusement que l'autre couple est passé par là parce que Rent a car et sa ficelle…).  

Arrivée finalement à Puerto Varas à 20h30, sous une pluie battante, sans avoir vu l'alerce, sans rugby. Seule consolation tout de même et non des moindres, c'est un problème mécanique. On s'est bien gardé d'expliquer à Rent a car qu'on ne savait pas comment mettre le pick up en 4 roues motrices, que c'est à cause de ça qu'on a tout foutu en l'air et que si les roues étaient débloquées ensuite c'est que la chili family qui nous a aidé nous a expliqué comment ça marchait! mais chut : c'est mécanique donc, c'est à leur charge. OUF!

(Les photos vous attendent dans l'album we en Araucania)

 

 

 

Par Laure - Publié dans : Nos voyages
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