K...comme klaxon
Ici le klaxon est un véritable art, une composante du quotidien et un quelque peu bruyant mode de communication!
Le soir au terminal de bus, c'est une véritable cacophonie à chaque passager qui se présente sur le quai pour qu'il monte dans un bus en particulier. Chaque chauffeur joue et abuse du klaxon (et des appels de phare) mais ils ont viré le chef d'orchestre. Résultat, sans Marcel (référence musicale…) le résultat est un peu disgracieux.
On a le loisir d'écouter ce "doux" son tout au long de la journée.
Dans un carrefour au milieu duquel s'est formé un bouchon, les chauffeurs prennent alors un malin plaisir à jouer de leur instrument favori, mais pas un petit coup bref et compréhensible, plutôt un long, monotone et entêtant son comme s'ils s'étaient malencontreusement endormis sur le klaxon!!
Dès que le feu passe au vert, tout le monde klaxonne. Est-ce pour indiquer au premier de la file que le feu est vert depuis un quart de seconde ou est ce pour anticiper son retard éventuel pour démarrer…C'est bien le seul moment où le chilien est pressé!!! Car si d'habitude tu es en retard, ici tu seras toujours à l'avance.
Ils s'en servent également pour communiquer. Par exemple, un matin deux taximen discutent et font les clowns. A quelques mètres de là, un troisième larron se marre avec eux tout en restant enfermé dans sa voiture et en agrémentant ses éclats de rires inaudibles par des séquences de coups de klaxon bien sonores. On n'a pas tout saisi à ce langage mais ça à l'air de marcher entre eux.
En résumé, le klaxon est ici une véritable institution. Il recèle une profonde diversité de sons et d'utilisations.
Je pense que les bébés ne reçoivent pas un hochet à leur naissance mais un petit klaxon, histoire de faire une rentrée fracassante et remarquée dans leur nouveau monde.