Le pinard: ça devrait être obligatoire!

Publié le par Laure

Tout est de la faute des Espagnols !

C’est le conquistador Francisco de Aguirre qui plante la première vigne du Chili, en 1551, soi-disant pour produire du vin pour la messe. Mouais, facile l’excuse. Et puis mettre ça sur le dos du petit Jésus, c’est moche ! En tout cas, comme je le pressentais, passent les siècles et les messes, et les vignobles s’étendent au point de concurrencer les vins d’Espagne et de forcer les chiliens à boire en dehors de la sainte église pour écouler les stocks.

Faites entrer le deuxième accusé, j’ai nommé Silvestre Ochagavia. Ce filou de chilien importe dans les années 1850 des cépages français du Bordelais et de la vallée de la Loire. Une chance pour lui, le sol est bon, le climat très ensoleillé et sec en été, et voilà que nos petites vignes s’acclimatent à leur nouveau paysage.

Et comme si ça ne suffisait pas qu’ils plagient nos précieux raisins, ils bénéficient en plus de leur isolement géographique qui les préserve des maladies comme le mildiou et le phylloxéra. Du coup, ils n’ont pas besoin de greffer les vignes qui gagnent jusqu’à 3 ou 4 fois en longévité par rapport à un vignoble français. Si c’est pas injuste ça...Oh, je vous vois venir aussi discrets que des éléphants dans un magasin de porcelaine : nous aussi on a tout de suite pensé à se déguiser et à lancer l'actuellement si redouter attaque chimique sur le chili avec de mildiou nom de diou. Mais après avoir goûté leur vins, on a reconsidéré cette idée et plutôt deux fois qu’une, pour finalement l’abandonner définitivement. Retirons plutôt la gloire qui nous revient à nous fils de France, roi de l’univers viti et vini-cole : si les Chiliens aujourd’hui font du bon vin, c’est grâce à nous. Et ouais !

Parlons un peu plus technique. De façon générale, tous leurs vins enregistrent un degré d’alcool de 13,5°, plutôt costaud, et si vous trouver une bouteille plus vieille que 2002, c’est déjà du vin de réserve ! Le Chili compte 6 grandes régions productrices de vin : Aconcagua, Casablanca, Rappel, Maule, Bío-Bío et surtout la vallée du Maipo, qui travaillent principalement le Cabernet-Sauvignon, le Merlot, le Cabernet-Franc et le Carménère en cépages rouges, et le Sauvignon et le Chardonnay en cépages blancs. Mais j’insiste sur le mot « principalement » parce que leur palette de vins est incroyablement variée et qu’ils manient également l’art des assemblages. Il y a donc amplement de quoi faire, et pour le coup je trouve que notre séjour au Chili est bien bref.

 

Bon, trêve de bavardage, il n’y a pas une seconde à perdre. Alors passons tout de suite aux choses sérieuses : la phase de dégustation !...

On va commencer par les vins blancs. Ce n’est pas la force du chili, mais voyons ce que ca donne tout de même...

Chardonnay

Je dirais que le vin reste sec comme le chardonnay de chez nous, mais il présente quand même des aromes plus fruités au nez. Belle couleur. Des notes d’ananas, d’agrumes et de pomme verte. Ah et je distingue aussi une légère touche de vanille. Un goût bien frais, pas désagréable.

Sauvignon blanc (Santa Emiliana 2005) (Sunrise 2004 – Concha y Toro)

Hum, à l’odeur, il rappelle un peu l’intensité des parfums que peut avoir un de ses délicieux grands riesling d’Alsace. C’est incroyable comme une simple odeur peut vous faire voyager... Excusez-moi, je me suis laissée porter quelques instants par le pouvoir de ce breuvage mais me revoilà parmi vous. Donc, goûtons. Oh la la. Juste comme je les aime : odeur et saveur très fruitées, rappelant les pêches et les groseilles, mais un vin qui reste très frais et qui n’est pas pour autant doux ni liquoreux, un vin que l’on peut encore qualifier de sec. Cette bouteille là, je la garde précieusement !

Mais il est temps de passer au plus intéressant dans les vins chiliens : les vins rouges...

Malbec (Casillero del Diablo 2004 – Concha y Toro)

Allez tiens, commençons par celui là. C’est un cépage qui n’est pas très connu, mais que l’on trouve aussi chez nous. D’ailleurs pour les engeesiens, ça vous rappellera notre anthologique voyage dans le Lot... En fait, c’est un des cépages des vins de Cahors. Vous vous souvenez de ces bons vins de la région de Cahors ?... Enfin, revenons à nos moutons, ou plutôt, replongeons dans nos litrons. Une belle robe rubis, et des aromes de mûre et de prune rouge qui se dégagent. La saveur de la gorgée de vin enrobe bien toute la bouche et surprend avec une touche poivrée et vanillée.

Comparons le... au

Merlot (Casillero del Diablo 2004 – Concha y Toro)

Tiens. Pourquoi ? Et pourquoi pas!? Chais pas moi, ça commence par la même lettre ! ? Et puis on dit toujours « merlot l’enchanteur » alors je devrais pas être déçue ! ! Bon alors, toujours une couleur bien rouge hein, et ouais. C’est fou ça que le vin rouge s’entête à ce point à vouloir avoir cette couleur. Et puis on retrouve aussi le parfum de prune rouge. Tiens vous voyez, encore du rouge ! Pfff... Ohhh, mais je décèle quelque chose d’intéressant, comme un légère arome de beu. Quoi de quoi ? De beu, des aromes d’herbe et des aromes de fumée, c’est ça non ? Bon. D’accord. J’avoue que pour ce verre là j’ai un peu triché. Ben faut dire qu’au bout de presque toutes les gorgées que j’avais mis dans mon verre, j’avais trouvé que le goût de prunes, ROUGE, alors voilà je l’avoue, j’ai lu l’étiquetête pour trouver le reste. D’ailleurs y parlent d’une note de graffite, alors si y a quéqu’un qui pourrait m’expiquer qu’est-c’que ça peut bien avoir comme goût le graffite ! Vous croyez vraiment que y a des gens assez fous pour goûter du graffite... Tsss, en tout cas c’est pas moi qui vais vérifier hein ! Et pis de toute façon j’ai encore plein de belles petites bouteilles rien qu’à moi à goutter... Qu’elles sont belles... Mais, t’es qui toi ?

Carménère (120 Santa Rita 2003) (Miguel Torres 2002 reserva)

Ce cépage méconnu est autorisé dans les appellations Bordeaux, Médoc, Premières Côtes de Bordeaux et Saint-Emilion. Il a pourtant presque disparu en Gironde. Il a été décimé par le phylloxéra au début du siècle et n´a jamais réellement été replanté. Il revient à la mode aujourd´hui au Chili. Ben dis dooonnnc, c’est qu’on en apprend des choses sur ces petites étiquettes là ! M’enfin je préfère ce qu’y a d’sous si ça vous ennuie pas. Hummmmmmm, ça sent la mûre et la cerise. Oh, et je crois même que j’y trouve un parfum de chocolat. J’aurais pas un petit coup dans le nez moi ? Attendez, je regoutte... Ben non hein, c’est bien ca et pis là sur le ticket y disent que y a un toque de chocolate. Alors vous voyez. Enfin, moi c’que j’en pense en tout cas, hein, bah c’est qu’c’est bin dommage qu’on ait pus ca chez nous ! Vouaip ! Attendez, juste encore une ptite goutte pasqu’après j’va oublier euh le goût qu’il a. Bon, qu’esqui m’reste... J’allais oublier d’boire une aute ptite goutte pour me rincer la bouche avant de boire l’aute vin rouche. Et oui, l’est tjours rouche !

Cabaret-Sauvageon

Non ! j’rigole ! Pfouuuuuuuuu..... Bon allez sérieux...

Cabernet-sauvignon (Morandé pionero) (Don Luis 2004 – Cousiño Macul)

Ohhhhhhh ! du sauvignon... Ah ben v’là un vin rouge qui veut bin aussi ête blanc. Ca c’est grand ca. Tiens ça s’fête tiens : une gorgée d’rouche, et pis une de bLanc. Et pis si on mlanche, ça fait du roz ? Heee ouai, ca fait du roz foncé presque rouche. Ma c’est meilleur soit tout blanc soit tout rouche. Meuuu non, chuis pas toute rouche pisque j’ai l’cul tout blanc, ooohhhh... Vous comprenez rin du tout hein ! Bon aloooooooors. Euhhh. Fffffffffff... J’en suis ou moi, vous voyez vous m’avez toute pendu, fin perdu. Pis avec ces lignes qui dansent j’arrive pas à m’concentrer. Ouh ! La bouteille qui danseu, la bouteille qui dan-anseu, la bouteille qui danseu, la bouteille qui dan-anseu. Torche la gueule à ton voisin car il aime car il aimeu, torche la gueule à ton voisin car il aimeu le bon vinnnnnnn ! Oh yeah ! Pouh, ça m’a donné soif tout ca. Hop un pti coup pour maman, hop, un pti coup pour papa, oh non, il boit pus lui, deux pti coups pour papaaaa. Ohhh encore une equitette... Ah boooooooon, ben y en a des tucs dans le vin dis donc : du raisin (ben vi ça chavais), des cerises mais des cerises mûres attention, des groseilles, des prunes rouches, pour la couleur sûrement... Pis y mettent aussi du roble tostado, c’est comme du roble mais tostado. Fin j’veux dire c’est du chêne grillé. Y craquent de l’alumette les chigniens. Un jour Pico il a jeté une flamme dans la forêt lointaine sans penser au hibou. Ouh ouh hibou coucou.... et pis ya eu le feuuuuuuuu et pis paf ca a fait des chocapic. Et ben noooon ! Ca a fait du cab-e-net-sau-e-gnon. Et ouiiii ! Vaaaanon, j’ai kaud misaut’. Fou ! bah j’vois qu’eune seule solution : eeeeeeet hop un pti coup pour mamaaaaaaaan et hop hop deux ptis coups pour papaaaaaaaaa. Oh et j’ai failli oubier... un pti coup pour mon frérot, pis un pour faire pardonnée. Pis y a mon frangin aussiiiiiiii ! mais ya toute la famille, c’est génial ! Champagne ! !

Champagne (brut Unduraga) yo rasta man yeah maison blannnche ! yo yo ouh ! Ehhhhh.... ouh here we go !... ouh, ça pétille. Ouh les ptites bubules ca chatouille le nééééééhehehe... Oh la oh la gujydrgdj pfffffffffff... la ça va meiux......hfyvbfgvgydrtgjrdjtgyjhdgdryb wohow pardon. Hein ? Ah oui, champagne....ghdghjghrfjhuyrtfguyhdgrftgfyrgyrgrtfghdgtfgyjfgyrgygtfghghrjgghghgrgyrtgrtfhrgyjgrtfgudrtgydrtjyrjtfjrfjfhrg

 

 

 

On lui avait pourtant dit de ne pas faire ça sans nous et surtout : de cracher !

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Publié dans Gastronomie

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R
Ahhhhhh......des cho-ca-pic....
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M
J'ai envoyé cette histoire à Reol, il vat se retournez à montpellier
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T
Je m'en doutais! Deux verres à la fois ce n'était pas assez...<br /> (Pour être franc... <br /> ...je l'avais un « petit peu » remarqué..) bisou.<br />
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